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Métier de soigneur animalier

L’enrichissement en parc zoologique

Les animaux captifs contrairement dans leur milieu naturel n’ont pas à :

  • Chercher leur nourriture
  • Rechercher un partenaire
  • Défendre leur territoire
  • Fuir face à un prédateur

Ils sont pour la plupart placés dans des enclos qui sont beaucoup plus réduits en surface (et en complexité) que leur habitat naturel. Les animaux captifs ne parcourent pas les mêmes distances qu’ils ne le feraient dans la nature.

Parfois – et c’est notamment le cas lorsque les installations d’élevage et de présentation au public sont anciennes – la configuration du lieu n’est pas adaptée à l’espèce qui est hébergée.

Bien entendu, il est capital lorsqu’on souhaite garder des animaux sauvages en captivité de connaître suffisamment leur biologie afin de créer un enclos entièrement adapté. Il faut donc penser correctement l’enclos avant même de le construire. Car ensuite il est souvent compliqué de l’adapter.

Mais même en prenant toutes les mesures nécessaires – notamment en conception des installations – il est souvent nécessaire de réaliser des enrichissements du milieu pour complexifier l’environnement des animaux.

Le bien-être animal chez les animaux captifs

Le bien-être animal est la concordance de la santé physique et de la santé psychique. Si la première est généralement atteinte par un prophylaxie vétérinaire et des programmes de nutrition adapté, garantir la santé psychique des animaux ne semble pas toujours évident.

Le manque d’activité chez les animaux captifs (qu’ils soient domestiques ou qu’ils appartiennent à la “faune sauvage”) a des impacts à long terme sur leur santé psychique. On observe dans les cas extrêmes des comportements stéréotypés. L’exemple le plus parlant est celui d’un fauve qui parcours inlassablement la même trajectoire, parfois sur une surface réduite. Ces comportements stéréotypés sont la conséquence d’un stress important.

Mais le manque d’activité à aussi un impact sur la santé physique. Les individus qui font moins d’effort physique pour se nourrir et interagir avec leur environnement sont davantage sujet à la prise de poids et à la perte musculaire. Notons que l’obésité chez les animaux captif est encore un problème dans de nombreux établissements.

Pourquoi l’ennui chez les animaux est problématique

Les missions des parcs zoologiques sont :

  • Assurer la conservation des animaux menacés de disparition
  • Concourir à la recherche scientifique
  • Sensibiliser le public sur les menaces qui pèsent sur la biodiversité

Une quatrième mission fondamentale est de prodiguer les meilleurs soins possibles aux animaux pour s’assurer de leur bien-être.

Pour conserver les espèces menacées

La conservation des espèces placées en captivité est nommée conservation ex-situ. C’est-à-dire conservation en dehors de l’habitat naturel. Les actions de conservation dans le milieu d’origine de l’espèce sont qualifiées de conservation in-situ.

La reproduction des animaux a été facilitée par les progrès en nutrition animale. Actuellement les connaissances et l’expérience sont largement partagées au sein de la communauté des parcs zoologiques. Les vecteurs d’échange sont les congrès et les associations professionnelles.

Les animaux bien alimentés peuvent plus facilement se reproduire et ensuite alimenter leur progéniture.

Mais il est aussi nécessaire d’améliorer les conditions de santé psychique pour faciliter la reproduction chez de nombreuses espèces. En effet, le stress lorsqu’il est constant et trop intense conduit souvent à une baisse de la natalité.

Pour concourir à la recherche scientifique

Les parcs zoologiques ont eu dès leur création un rôle dans la recherche scientifique. Il s’agissait durant le 19ème siècle d’étudier l’anatomie des animaux et de travailler sur la classification du vivant. Il était aussi question d’étudier le potentiel économique de certaines espèces.

Il faut pour comprendre cela se placer dans le contexte de l’époque. Les pays occidentaux étaient alors des puissances coloniales et la nature était vue comme une ressource inépuisable que l’on devait exploiter.

Les choses ont bien entendu changé. Les parcs zoologiques sont le reflet de leur époque. Actuellement les préoccupation sont la préservation de l’environnement.

Les parcs zoologiques sont de bons supports pour la recherche scientifique. Ils permettent à des étudiants de se familiariser avec des espèces qu’ils pourraient rencontrer durant des études en milieu naturel.

Les parcs zoologiques peuvent aussi recevoir des chercheurs qui souhaitent étudier des comportements. Les observations y sont beaucoup plus facile que dans le milieu naturel.

Mais pour que des recherches ne soient pas biaisées par des problèmes de comportement chez les animaux, il faut que ces derniers bénéficient de bonne condition de captivité. Sans quoi il est difficile de s’appuyer sur les résultats obtenus et sur leur juste interprétation.

Pour sensibiliser leurs visiteurs

Pour que les parcs zoologiques puissent sensibiliser leurs visiteurs sur l’importance de protéger la biodiversité, il est nécessaire qu’ils puissent se rendre crédible.

Présenter des animaux en bonne santé physique et psychique – c’est-à-dire en situation de bien-être – est nécessaire pour être crédible et légitime pour communiquer aux visiteurs et à l’opinion publique plus largement.

Qu’est ce que l’enrichissement ?

L’enrichissement du milieu consiste à augmenter les possibilités pour l’animal d’exprimer des comportements naturels. Bien entendu sans induire chez lui de stress ou d’agressivité de manière prolongée.

Les enrichissements du milieu se matérialisent par des activités réalisées par les soigneurs animaliers. Il peut s’agir de mettre à disposition des animaux des “jouets”. On peut aussi disperser dans l’enclos des odeurs sous la forme d’huiles essentielles et d’autres substances odorantes.

On place souvent dans les enrichissements de la nourriture pour rendre l’expérience plus plaisante pour l’individu et le maintenir plus longtemps actif.

Dans l’idéal les enrichissements doivent solliciter tous les sens de l’animal : odorat, goût, vue, audition,… Et l’imagination des soigneurs animaliers est la limite.

Voici un exemple d’enrichissement très simple pour un groupe de suricates.

L’enrichissement est-il la solution ?

L’enrichissement permet d’occuper les animaux. Cela permet aussi de diminuer les agressions entre les individus présents dans un même enclos – qu’ils appartiennent ou non à la même espèce.

L’enrichissement est complémentaire à une conception raisonnée et adaptée des enclos et des présentation au public. Mais il ne peut pas à lui seul garantir le bien-être des animaux si les conditions d’élevage ne sont pas bonnes.

Comment mettre en place de bonnes pratiques d’enrichissement ?

Premier point important : un bon programme d’enrichissement repose sur de la diversité. Si vous proposez tous les jours les mêmes enrichissements à un animal, ceux-ci vont rapidement perdre de leur intérêt. L’animal va tout de suite “trouver la solution” ou bien il se détournera simplement de l’activité proposée.

L’enrichissement est souvent présenté comme un travail qui prend beaucoup de temps dans la journée déjà bien chargée d’un soigneur animalier. Ce métier étant physique la surcharge de travail que représente l’enrichissement n’est pas toujours favorablement reçue.

L’enrichissement doit donc être intégré au programme du quotidien des employés des parcs animaliers. S’il est bien planifié et organisé, l’enrichissement peut être efficacement conduit.

Ainsi le rôle du responsable animalier et des personnes qui encadrent l’activité du parc zoologique est très important. Sans une réelle motivation de la direction et des responsables les enrichissements sont généralement abandonnés ou insuffisamment réalisés.

L’enrichissement demande de véritables compétences en plus de motivations. Des connaissances sur la biologie des espèces sont fondamentales. Les soigneurs animaliers doivent donc être formés pour être en mesure d’appliquer correctement les actions d’enrichissement. Heureusement la plupart des programmes des écoles de soigneur animalier abordent ce domaine.

De plus des associations professionnelles de soigneur animalier et d’éthologues travaillent pour diffuser des informations utiles à la mise en pratique de l’enrichissement. En France, citons l’Association francophone des soigneurs animaliers. Au niveau international Shape of enrichment est aussi une importante ressource pour la communauté.

Comment évaluer les enrichissements mis en place ?

Il n’est pas évident de mettre en place un bon programme d’enrichissement. En plus de devoir l’intégrer dans un emploi de temps chargé, l’enrichissement doit répondre aux besoins des animaux.

Registre pour l’évaluation des enrichissements en parc animalier. En vente sur le site amazon.fr.

Si l’enrichissement n’est pas bien adapté aux besoins des animaux il ne sera simplement pas utilisé.

Bien entendu placer de la nourriture sur ou à l’intérieur d’un enrichissement permet d’atteindre bien souvent le succès. Mais il faut aussi s’efforcer de provoquer chez l’animal des comportements rares en captivité.

Souvenez-vous que l’on cherche à augmenter l’activité physique et psychique des individus captifs par l’enrichissement.

Assurez vous que vos enrichissements ne présentent pas de danger pour les animaux. Vous trouverez sur internet des exemples d’enrichissements qui ont mal tournés.

Pour ne pas prendre de risque, prenez conseil auprès de personnes qui ont pratiqué l’enrichissement avec l’enrichissement avec les espèces qui vous intéressent. Assurez vous que l’expérience de ces personnes est significative.

Vous devez aussi mettre en place une documentation et conserver dans des registres les comptes rendus de vos expériences. Il vous sera plus facile de mettre en place des actions d’enrichissement au sein de votre établissements en vous appuyant sur ces documents.

Nous vous conseillons de vous aider sur un registre comme Enrichment Evaluation Logbook for zoo animals. Celui-ci se présente par des tableaux et des champs qu’ils vous restera à compléter.

Pour aller plus loin dans l’enrichissement du milieu

L’enrichissement est un domaine qui reste largement à bâtir. Et tous les professionnels des parcs zoologiques peuvent y contribuer. Toutefois il semble évident que les soigneurs animaliers puissent jouer un rôle prépondérant car ils sont au final ceux qui travaillent à proximité des animaux et qui mettent en place ces enrichissements.

Toutefois mettre en place des actions pérennes d’enrichissement peut être une source de frustrations. Vous ne devez pas être seul promoteur dans l’établissement. Comme pour tout l’enrichissement est une activité d’équipe.

Enfin pour réussir dans l’enrichissement vous devez vous constituer un réseau d’experts pouvant vous conseiller et vous motiver ! Il est donc important de rejoindre une association professionnelle et de participer à des formations et colloques spécialisés.

Nous espérons que cet article vous aura apporté quelques informations utiles. Nous vous souhaitons bonne continuation dans vos activités professionnelles.

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Formation de soigneur animalier

Quelle est la meilleure école de soigneur animalier ?

La question “quelle est la meilleure école de soigneur animalier?” revient très souvent sur les blogs et les forums. Il n’existe bien entendu pas de réponse unique à cette interrogation. En fait la réponse va dépendre de votre situation personnelle et de vos objectifs.

Quelle est votre situation personnelle ?

Quelles diplômes possédez-vous ? Si vous n’avez pas le baccalauréat sachez que la plupart des écoles de soigneur animalier retiennent les candidatures avec un bac. Les filières privilégiées sont celles à dominance scientifiques ou techniques agricoles. Mais il est toujours possible d’intégrer une école avec un autre bac en poche.

Si votre dossier correspond aux exigences des écoles qui délivre un titre professionnel alors sans hésitez postulez à celles-ci. En effet, les recruteurs apportent beaucoup de crédit aux formations reconnues par l’état. Même des formations non reconnues peuvent être tout à fait qualitatives.

Si vous n’avez pas de diplôme de niveau baccalauréat, vous aurez toujours la possibilité d’intégrer une formation. Renseignez-vous sur les exigences de ces centres de formation. Le métier de soigneur animalier peut tout à fait vous convenir, mais sachez faire vos preuves durant vos stages. Un employeur sera toujours attentif à une candidature reposant sur un CV complet et d’éventuelles lettres de recommandations.

Quelles sont vos projets professionnel ?

Les écoles ne délivrent pas toutes le même contenu. Certaines donneront plus d’importance à l’animation que d’autres. Ou bien formeront sur des aspects techniques généralement délaissés : conduite d’engins agricoles, transport d’animaux vivants,…

Pour travailler en fauconnerie et autres spectacles de vol libre, des formations adaptées sont proposées. Vous y apprendrez les bases d’une discipline en de nombreux points distinctes de l’élevage des animaux en parc zoologique.

Enfin si vous souhaites travailler au sein d’un aquarium public les formations de soigneur animalier ne correspondent pas à votre projet. Il existe des formations axées sur l’aquariologie et les productions aquacoles.

Choisissez un cursus en connaissance de cause

Il n’est pas facile de choisir la formation qui vous convient le mieux et pour laquelle vous êtes éligible. Sachez aussi que dans le monde des écoles et des centres de formation, ces organismes sont en concurrence. Ainsi certaines écoles ne communiquent pas toujours clairement sur la reconnaissance académique de leur formation ou les liens qu’elles entretiennent avec le secteur professionnel. Nous vous recommandons de faire votre enquête auprès des professionnels (soigneurs animaliers et responsables de parc zoologique) afin d’arrêter votre choix.

Le guide “Objectif soigneur animalier” condense l’essentiel des informations que l’on peut trouver sur les écoles de soigneur animalier. En cliquant sur l’image ou le lien vous serez dirigé vers le site marchand amazon.fr

Vous pouvez aussi acquérir un livre d’introduction et d’orientation. Le guide “Objectif soigneur animalier” vous apportera les informations nécessaires pour comprendre les différences entre les différents cursus en France. Il apporte aussi des conseils pour bien préparer vos demandes de stage en zoo et vos candidature pou les écoles.

La meilleure école de soigneur animalier est…

Celle qui bénéficiera de la reconnaissance des responsables et directeurs de zoo. Comme dit plus haut dans cet article, renseignez auprès des professionnels. Ne faites pas trop attention aux promesses des sites des écoles ni aux avis qui pullulent sur les blogs et les réseaux sociaux.

Pour prolonger cette lecture nous vous recommandons de consultez l’article “L’avis de 31 directeurs de parc zoologique sur les formations de soigneur animalier” du blog de la formation Préparation soigneur animalier. Vous pouvez identifier par vous même les écoles à privilégier pour postuler comme étudiant.

Autres options possibles…

Enfin si le métier de soigneur animalier ne correspond pas vraiment à vos aspirations, il existe sans doute d’autres formations qui débouchent sur des domaines de l’environnement passionnants.

Pour en savoir davantage, consultez la page suivante : https://www.lonama.com/les-formations-dans-les-metiers-de-lenvironnement/

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Formation de soigneur animalier Métier de soigneur animalier

Comment devenir soigneur animalier en France et travailler dans un zoo ?

Depuis la fin des années 1990, le métier de soigneur animalier est passé progressivement de l’univers des métiers ignorés à celui des métiers que l’on souhaiterait faire “quand on sera plus grand”. Plusieurs raisons à cela, mais j’en citerais deux. La première raison est que les zoos ont connu leur révolution. A partit de cette époque ils sont déjà nombreux à s’investir dans des actions de conservation d’espèces animales en voie de disparition. La seconde raison est que de plus en plus de personnes souhaitent se tourner vers des métiers en rapport avec l’écologie et le soin aux animaux. Le métier de soigneur animalier est l’un d’eux. Puis plus tard, cette affection pour le métier de soigneur animalier est amplifiée par les émissions télévisées dont l’une des plus célèbres est “une saison au zoo”. Dans ce court article et pour répondre aux interrogations des internautes je propose de répondre à la question : comment devenir soigneur animalier en France ?

Que fait le soigneur animalier dans un parc animalier ?

Mais avant de répondre à la question, je vais faire un bref rappel des missions du soigneur animalier en parc zoologique. Il s’occupe de préparer les aliments, de distribuer les rations à chaque individu ou groupe d’animaux et il nettoie les installations, cages et enclos. L’alimentation raisonnée et le maintien de l’hygiène sont ses missions principales. Celles-ci occupe plus de la moitié de son temps. Et dans certains établissements 90% de son emploi du temps.  

Dans d’autres établissements, le soigneur animalier devient animalier animateur. Et son temps est partagé entre l’entretien des élevages comme nous l’avons mentionné et l’accueil du public. Cette seconde activité consiste à présenter les animaux visibles du public et à faire passer des messages de sensibilisation. Il explique quelles sont les actions menées par son établissement et par la communauté des parcs zoologiques : programmes de reproduction en captivité et soutien aux actions de protection in-situ. La vallée des Singes est l’un des établissements qui emploient le plus d’animaliers animateurs.

Le soigneur animalier s’occupe également d’autres tâches exceptionnelles comme du jardinage ou de petits travaux de maçonnerie. Mais cela faut surtout pour les établissements de petits tailles qui n’ont pas de personnel technique dédié à l’entretien des espaces extérieurs. Je vous propose de consulter le site soigneur animalier animateur pour plus de détail sur les missions des soigneurs animaliers et des soigneuses animalières (car la plupart sont des femmes).

Vous souhaitez encore devenir soigneur animalier ?

Si vous avez compris que faire des câlins aux animaux est rare, voire interdit au sein des parcs animaliers et que vous n’avez pas peur de l’aspect et de l’odeur des excréments d’animaux que vous ramasserez tous les jours, nous pouvons aborder la partie la plus importante de l’article.

Encore une précision toutefois. La France comporte plus de 200 établissements qui correspondent à la définition d’un parc zoologique. Pour votre culture les “jardins zoologiques” d’après la directive européenne 1999/22/CE sont des “établissements (…) où des animaux vivants d’espèces sauvages sont détenus en vue d’être exposés au public pendant sept jours par an ou davantage”. Et même si ce nombre est conséquent il ne suffit pas à absorber le nombre des candidats au métier de soigneur animalier.

Pour augmenter vos chances de décrocher un CDI, il faudra bien souvent multiplier les CDD et les contrats saisonniers. Et avant d’en arriver là vous aurez intérêt à passer par une école spécialisée reconnue par la profession. 

Quelles sont les écoles pour devenir soigneur animalier ?

La première école de soigneur animalier est américaine et a ouvert ses portes dans les années 1970 en Californie. Et la première école française a ouvert ses portes dans la région nantaise à la fin des années 1990. 

Avec l’intérêt grandissant pour cette profession, le nombre de candidats pour intégrer les premières formations françaises à augmenter. Et il augmente encore. On parle souvent de 300 candidats par an et par école. Mais le nombre des places par promotion est généralement réduit et varie entre 8 et 20. Pour votre information, il existe actuellement plus de 10 formations de soigneur animalier. Et voici la liste des principales écoles et centres de formation.

Pour devenir soigneur animalier, je vous conseille de passer par une école reconnue par la profession et si possible par l’une des deux écoles qui début 2020 délivrent un titre professionnel inscrit au RNCP. Consultez le site précédent pour en apprendre davantage sur ce terme. Mais je vous conseille aussi de bien vous préparer si vous voulez vous départager des nombreux candidats. Acquérir des bases en zoologie, mais aussi en culture professionnelle est essentiel pour faire la différence.

Prévoir le futur

Il faut prévoir l’avenir. Votre propre avenir et l’avenir de la profession de soigneur animalier. Surtout si vous êtes jeune adulte. Vous aurez a travailler plusieurs dizaines d’années avant la retraite… Un peu moins si vous êtes en reconversion professionnelle.

Mais qu’importe. Lorsque je parle de votre avenir, je souhaite vous prévenir de vos changements de projet. Il est possible qu’un jour vous souhaitiez profiter de tous vos week-ends. Ou bien que le travail sous la pluie ne vous plaise plus autant. Cela peut être normal arrivé à la quarantaine. C’est même classique. Mais changer de métier quand on est soigneur animalier n’est pas toujours facile. Alors avant d’intégrer une école de soigneur animalier passez ci possible par un diplôme bac + 2 (par exemple un BTSA GPN) ou une licence au minimum. Un diplôme de l’enseignement supérieur pourra toujours vous aider pour une possible reconversion. De plus les écoles de soigneur animalier recrutent de plus en plus de personnes titulaires d’un diplôme universitaire. Certains de leurs apprenants sont passés par un master de biologie ou d’éthologie. Incroyable alors qu’il y a une trentaine d’année être soigneur animalier était souvent un accident professionnel…

Lorsque je parle d’avenir de la profession, je parle de la capacité d’employer un nombre important de soigneurs animaliers. Les parcs zoologiques font face à une complexification croissante de la réglementation autour de la détention d’animaux non domestiques. L’opinion publique change aussi avec les campagnes anti-zoos organisées par des associations opposées à la captivité. Bien qu’ils soient des millions à visiter chaque année au moins un zoo, les gens sont de moins en moins favorables à la captivité. Ou tout au moins, ils demandent des enclos de plus en plus grands et s’opposent à la détention de certaines espèces (exemple des cétacés comme les orques, les dauphins et autres mammifères marins). Il est fort probable que les parcs animaliers dont les moyens sont les plus limités soient poussés à fermer leurs portes. Car les gens leur tourneront le dos tout simplement. Pour qu’au final le paysage des parcs zoologiques en France se résume à une cinquantaine d’établissements.

Qui suis-je pour vous prendre autant de temps ?

Je suis soigneur animalier dans un établissement du sud-est de la France depuis 2004. Et je suis également formateur dans l’une des écoles qui forment à distance au métier de soigneur animalier. J’ai aussi réalisé plus de 30 stages dans des zoos, des centres d’élevage et des collections privées en France et à l’étranger (Royaume-Uni, Etats-Unis, Allemagne, République Tchèque,…). Enfin j’ai un certificat de capacité pour la présentation au public d’animaux non domestiques. Vous me voyez ici en photo entouré par des lémuriens (espèce Propithecus coquereli) au Duke Lemur Center aux Etats-Unis.

jean-michel dupuyoo
“Au milieu des lémuriens” durant un stage au Lemur Duke Center (Caroline du Nord, Etats-Unis)

Je vous remercie pour votre lecture et je vous souhaite bonne continuation dans vos projets animaliers.